Dans le cadre du programme d’Histoire, les élèves de première générale du Lycée Auguste-Chevalier ont mené un projet pédagogique ludique, encadré par Monsieur Jeanne, leur professeur. L’objectif était de vivre de l’intérieur les bouleversements de la Révolution française et de l’Empire, en se glissant dans la peau des acteurs de l’époque.
Dès le début du chapitre, chaque élève s’est vu attribuer un rôle précis, qu’il s’agisse d’un membre de la noblesse, du clergé ou du tiers-état. Ils doivent rédiger un journal intime retraçant les temps forts de la période, en fonction des idéaux et de l’évolution de leur personnage. Ce travail d’écriture, à rendre avant les vacances de février, leur laisse le temps de composer de véritables carnets de mémoire fictifs. Le projet ne se limite pas seulement à l’écriture. Les élèves ont également travaillé sur des documents historiques et rédigé, par binômes, une réflexion sur la Terreur politique et religieuse s’étendant entre 1793 et 1794. Ils ont également donné vie à deux scènes historiques emblématiques : les États généraux de 1789, moment où le roi convoque les représentants des trois ordres, et le procès de Louis Capet, anciennement Louis XVI, où le peuple juge son ancien souverain.
Ces mises en scène ont permis de comparer l’occupation de l’espace et toute la symbolique qui l’entoure. D’un côté, le roi au centre de la souveraineté, de l’autre, le peuple qui s’affirme comme détenteur du pouvoir. Les photographies prises lors du procès, joué en classe le 10 décembre 2025, témoignent de l’engagement des élèves dans leur rôle. Et puisque leur professeur s’est glissé dans la peau du roi, il faut avouer que le procès a eu une saveur particulière. Le souverain déchu a plaidé sa cause avec conviction, mais l’issue était connue d’avance : difficile de sauver sa tête quand toute une classe incarne la volonté du peuple.
Ce projet illustre pleinement la richesse de l’enseignement de l’Histoire. Comprendre les événements par l’étude, mais aussi par l’expérience et l’incarnation, a permis aux élèves de mesurer combien la Révolution française a bouleversé les rapports de pouvoir et laissé une trace indélébile dans notre mémoire collective.

